Le Débarquement de Provence et Libération du Champsaur.

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DEBARQUEMENT DE PROVENCE et

LIBERATION du CHAMPSAUR.

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.Le débarquement en Provence a finalement lieu le 15 Août 1944 grâce à des barges et des bateaux à fond plat. La Motte sera le premier village provençal libéré. Puis St Tropez, St Raphaël …..
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Photo des tous premiers moments du débarquement de Provence.
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Les unités vont se diriger vers le Nord, pour les uns direction Avignon et la vallée du Rhône, les autres vers les Alpes (notre sujet), les autres vers la frontière italienne. Quelques unités doivent aussi libérer Toulon et Marseille, ports tenus vigoureusement par les Allemands. Ce débarquement a été largement facilité par la résistance locale.
 
 
DEBARQUEMENT DE PROVENCE 2
En cliquant ICI vous pouvez voir un résumé des premières heures de ce débarquement.
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Le sujet de notre article étant la Libération des Hautes Alpes, je rappelle seulement que la remontée des Alliés par la vallée du Rhône a été rapide, au point que l’intendance et le matériel avaient du mal à suivre. La ville de Lyon est libérée le 3 septembre 1944, Die est libérée le 20 Août 1944 et Grenoble le 22 Août 1944. En une semaine seulement, les Alliés était déjà en Savoie.
Par contre Marseille et Toulon sont tenus vigoureusement par les forces allemandes car ces ports pouvaient accueillir de gros bateaux en eaux profondes avec tout le matériel militaire des armées Alliés. Il a donc fallu prendre ces 2 grands ports à revers (non de front par la mer mais à revers). Pour être plus précis, une partie de l’armée remontait très rapidement vers le Nord alors qu’une autre partie faisait une boucle à l’intérieur des terres puis redescendait vers le Sud pour libérer Marseille et Toulon.
Marseille est libéré le 28 Août 1944 après une semaine de combats acharnés.
Toulon est libéré également le 28 Août 1944 après des combats très durs..
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En Août 44, les soldats libèrent l’intérieur de la Provence :
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.Même si le front est déjà plus au Nord, la Provence est libéré village après village. C’est vers la frontière Italienne que les Allemands seront le plus durs à déloger.
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Monastere-de-Montrieux.jpg
Le 19 Août 1944, une partie des troupes des Alliés passent par ce chemin de la Chartreuse de Montrieux non loin de Signes .
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debarquement de Provence
Un peu partout en Provence, des plaques commémoratives signalent le passage des troupes. Cette fontaine se trouve juste en face du monastère de la Chartreuse de Montrieux. Voici ce qui est écrit :
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« Jusqu’à la mort.
Autour de cette fontaine l’après-midi du 19 Août 1944
le Colonel de Linares rassembla le 3eme Tirailleurs algériens
et une section du 83eme Génie pour, guidé par la Résistance
locale, traverser le massif de Siou Blanc de nuit afin de
libérer dès le petit matin Le Revest puis investir Toulon »
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Donc les troupes qui sont passées par là, avaient pour mission de libérer Toulon (le petit village du Revest est à 10 km environ de Toulon).
 
Une carte parlante :
 
mouvements-troupes-alliees-39-45.jpg
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En gris , les zones libérées en Août 1944, les taches noires les poches de résistances allemandes, les flèches marrons mouvements des troupes alliés, les triangles Marrons représentent les FFI, les traits noirs mouvements des allemands.
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Notre propos : la libération des Alpes .

La libération de Gap et de Briançon par le Ltd Colonel Jean Drouot l’Hermine.

Les commandos l’Hermine arrivent à prendre Gap le 20 Aout 1944 comme nous venons de le voir. Les soldats américains arrivaient une heure après cette prise. Ils pourront remonter les routes de Alpes jusqu’à Grenoble sans un seul blessé. Pour lire le récit de la libération de Gap Cliquez ICI

Le Ltd Colonel Hermine libèrera ensuite Briançon puis combattra dans la vallée de l’Ubaye auprès de la 2eme division marocaine du Général Carpentier. Il poursuivra les allemands jusque dans le Nord-est de la France, participera avec ses troupes aux batailles d’Héricourt, Belfort, Bourbach et enfin Bischwiller. Les combats seront très rudes et 82% de ses hommes seront tués ! Lui-même sera blessé dans la poche de Belfort. Il recevra l’ordre d’arrêter les combats et de redescendre ses troupes à Valence. Ainsi se terminait son combat héroïque !

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Mais reprenons la chronologie.

La chronologie n’est pas simple à comprendre.  A la libération de Gap tous les soldats Allemands avaient été faits prisonniers. Donc il était bien difficile de comprendre pourquoi des Allemands se trouvaient au col Bayard le 20 Août 44, pourquoi les journaux de l’époque parlaient aussi d’une course poursuite dans le Champsaur, des Américains derrière les Allemands.
 
 
En voici l’explication (en grande partie donnée par M. Paul Motte):
A la Libération de Gap par les Maquisards, les Allemands de la région apprenant que la ville avait été libérée par les Français, voulaient reprendre la ville. Donc des renforts ont été envoyés à cet effet, dans le sens Grenoble-Gap.  Les troupes Allemandes arrivaient donc du Nord et pour investir la ville. En plus un groupe de soldats (une centaine environ) était déjà basé au Col Bayard. C’est ce groupe probablement qui a prévenu la hiérarchie.
Suite sous peu …le 2 septembre 2014
Tout le monde est unanime pour reconnaître le travail énorme des FFI dans cette remontée fulgurante des alliés. On peut citer les 2 groupes FFI de Chauffayer (de M. Gras et de Jean Jourdan, tous deux instituteurs), les groupes FFI de St Bonnet, de St Firmin, des Bonnettes, de Molines, de l’Oisans, la trentaine Piot, la Trentaine Ebrard, la Trentaine Roux-Mourenas, la Trentaine de St Léger, le groupe de Champoléon bien-sûr …..
Les troupes blindés US Butler aidés par le 11em cuirassier du commandant Geyer ( FFI ) remontèrent donc vers le Nord par la « route Napoléon » avec devant eux une route dégagée.
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Americains-drapeau-revu.jpg
Un cliché qui a fait le tour du monde
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Les FFI libèrent la route Napoléon devant les américains.

Le Pr Kahn m’a communiqué un article très intéressant extrait du journal « Allobroges de Grenoble », daté du 25 Aout 1944 ( soit 3 jours après la libération de Grenoble )

décrivant précisément les événements le long de la route Napoléon.

Les allemands remontent le col Bayard talonnés par les Américains :

 » A 6 heures du soir, à l’approche des allemands, les FFI qui se trouvent dans la vallée du Champsaur, donnent l’ordre aux villages situés sur la route Napoléon d’évacuer femmes et enfants. Les allemands ( « les boches » sic ) remontent la vallée. On sait que tout le long les groupes FFI sont installés et ne laisseront pas arriver l’ennemi sans difficultés. L’embuscade est partout.
Les agents de liaison passent et repassent, donnant les consignes. Les allemands approchent de Chauffayer……….pour l’instant ils sont à St Bonnet.
Dans tous les villages du Champsaur l’émotion est grande.

Dans la nuit de dimanche à lundi, à 3 heures, les allemands rentrent au hameau des « Barraques « . Heureusement les maisons sont vides : ils éventrent les portes, pillent les habitations, tirent sur les quelques civils qui sont là.

Voici le témoignage de Mr Paul Motte ( juillet 2009 ) concernant le passage des allemands aux Barraques :  » Voici le récit de l’aventure dramatique au dénouement heureux dont ont été victimes Emile Bertrand et feu Henri Beaume de St bonnet. Ces faits ont été évoqués dans le film « Si les montagnes pouvaient parler » par les acteurs. Ces deux hommes ont fait partie des résistants qui ont harcelé la colonne allemande tout au long de la RN 85 et ont été arrêtés par une patrouille puis mis en joue devant le monument des Barraques . Le responsable du peloton fit déplacer les deux victimes au motif que fusiller des terroristes devant un monument était un trop grand honneur . Ceci sauva la vie de ces deux hommes qui à la faveur de la nuit tombante purent s’échapper. Le dernier témoin vivant porte encore sur la tête une cicatrice provoquée par une balle qui lui a brûlé le cuir chevelu. La chance était au rendez vous. »Les allemands remontent vers le Nord, le long de la route Napoléon. Les habitations sont très proches de la route. Certains soldats ont pour tache de sécuriser la route. Ils défoncent les portes pour tout vérifier……mais d’autres continuent la route et la colonne s’étire. C’est une erreur.


La colonne des troupes allemandes s’étirent sur plusieurs kilomêtres ..

Le journal continue  » Les plus avancés arrivent à Chauffayer, 3 km devant. Ils sont arrêtés par les FFI de St Firmin. Les allemands sont retenus longtemps et finalement dispersés par le groupe Molines et les 2 groupes FFI de Chauffayer.
Une partie de la colonne des Allemands arrive malgré tout jusqu’au village des Costes mais à la nuit tombante, les FFI de Chauffayer attaquent et les prennent à revers par le village de Lacou « .

Village de Chauffayer. Les Allemands remontent cette longue ligne droite, traverse le village. Ils sont traqués de toute part.

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Un bruit court : les Américains sont en train de monter le col Bayard juste derrière.

Immense joie, d’autant qu’une autre information arrive : les allemands sont vraiment en difficultés, certains parlent même de déroute !

Voici un 2eme témoignage de M. Paul Motte: «  Pour la petite histoire je vous indique que j’ai suivi depuis un hameau de St Bonnet à l’aide d’une longue vue la montée de la colonne Allemande stoppée à mi-côte de la montée de Laye. J’ai vu les soldats s’arrêter dés le premier coup de canon Américain qui a détruit le clocher de Laye. La troupe s’est dispersée en se terrant dans les haies de bordure et a rebroussé chemin plus rapidement qu’elle n’avançait quelques minutes auparavant. Les habitants de St Bonnet évacués étaient depuis la veille hébergés dans les villages et entendaient des informations souvent différentes selon les porteurs de nouvelles. Je suis quand même étonné de voir que des personnes ont eu le courage de faire des photos à cette époque où la peur nous habitait . C’était très compromettant tant pour le photographe que pour le labo qui développait. Heureusement pour l’histoire que ces documents existent . »

Mais reprenons la lecture du journal :

Il continue ainsi :« Une autre partie de la colonne allemande arrive au village des Bonnettes. Elle est attaquée par les FFI de St Bonnet, couverts par le groupe de La Fare. Cette colonne est arrêtée de 3h à 7h du matin.
De nouveau pris à parti par les FFI dans le village de La Laye, ils effectuent une retraite rapide et se replient sur le village des Baraques où les allemands se livrent à leurs derniers actes de pillages ».

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La logistique américaine suit derrière. Franchissement de la Durance sur un ponton construit par le 10em bataillon du Génie de la 3em DI ( collection Jacques Amartin).
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Les américains ont franchi le col Bayard et entrent à leur tour dans la vallée du Champsaur .
Les allemands remontent donc vers Grenoble harcelés sur tout le trajet par les FFI. Ils sont suivis par les américains de très près.

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Gap-Grenoble : dès le col Bayard franchi, nous sommes dans la vallée du Champsaur .Le village de Chauffayer se trouve juste entre St Bonnet et St Firmin. Les Barraques (3em point souligné et peu lisible ) se trouvent environ à 5 km de St Bonnet.

Cette poursuite des FFI s’est faite « jusqu’à Vizille où les allemands ont été totalement cernés et anéantis par les FFI de La Fare et de St Bonnet en collaboration avec ceux de l’Oisans ….. ».
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La libération du Champsaur.
Les habitants du Champsaur étaient dans la liesse en voyant remonter tous ces engins militaires américains, synonyme de liberté « dans le ronronnement incessant des blindés ».
« Aux Barraques de La Fare, une partie de la population du Champsaur est groupée pour acclamer les FFI et les américains au passage . Partout des fleurs et des drapeaux. Un soulagement s’exhale des poitrines » (extrait du journal Allobroge de Grenoble du 29 Aout 1944 ).

Parmi tous ces FFI, un jeune homme de 15 ans, le Pr Marcel Francis Kahn ( Professeur de médecine à Paris quelques années plus tard ), servait d’agent de liaison au groupe FFI dirigé par Jean JOURDAN de Chauffayer. C’est lui, Mr Kahn, qui m’a aidé en 2008 à rédiger cet article.

Quant à Mr Jourdan qui était instituteur, il fut révoqué par Vichy et résistant pendant toute la guerre, responsable d’un des 2 groupes FFI de Chauffayer. Sa femme, institutrice elle aussi, vit toujours ( 2008 ) . Elle est âgée de 104 ans (!!). Elle vit à la maison de retraite « Le Drac' » aux Barraques de La Fare.

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Libération de Saint Bonnet en Champsaur

Liberation du Champsaur-copie-1

Cette photo m’a été adressée par un Champsaurin. Il s’agit de la Libération de Saint Bonnet et probablement de la trentaine Piot. Le soldat (maquisard) qui tient un bébé dans les bras est Jean Roux (cousin d’Aimé Roux).

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Libération de Corps

Liberation-de-Corps.jpgJ’ai reçu ces quatre clichés de la libération de Corps.

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Le cliché en haut et à droite m’a été adressé par M. Jacques Gazel. Voici ce qu’il m’écrit: » la jeune femme qui tend la main à l’équipage du char est la jeune Etiennette Combe(s ?) qui allait devenir Madame Mei femme du pharmacien du village jusque dans les années 75…et la mère de mon excellent ami François Mei , ex secrétaire de la mairie du village ……. ».

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ENFIN LA LIBERATION !

Quelques Reflexions personnelles.


1 / Les américains semblent tarder à rattraper les allemands sur cette route Napoleon :

Lorsqu’on lit cet article du journal « allobroges de Grenoble » on a le sentiment que les allemands sont en grandes difficultés militaires face à la résistance Française. Ils sont attaqués de toute part, harcelés jours et nuits, au point finalement d’être neutralisés à Vizille.
Les américains semblent par contre avoir la route dégagée. Ils attendent pourtant 86 km, c’est à dire Vizille, pour les attaquer .
Question : ont-ils laissé faire les français pour prendre moins de risque pour eux-mêmes ? Ont-ils laissé faire les choses par respect vis à vis de la résistance française ? Etait-ce convenu entre français et américains d’attendre un peu pour affaiblir les allemands ? Les américains ont-ils été dans l’obligation de se battre pour déloger les dernières poches de résistances ?

Une première réponse : Je viens de recevoir une réponse intéressante d’un habitant de Corps agé de 75 ans.
Il m’affirme que les allemands avaient très peur de se rendre aux FFI du Champsaur et d’être finalement tous tués . Ils ont donc tout fait pour rallier Vizille au plus vite, y trouver refuge et attendre les américains qui seraient plus cléments .
C’est ce qui se passa : arrivant dans Vizille, ils se sont battus avec acharnement (ce monsieur me signalait que « ça claquait et pétaradait de tous les côtés » ), ils se sont emparés du château de Vizille et enfermés à l’intérieur . Quelques heures plus tard , voyant au loin les américains arriver, ils ont sorti le drapeau blanc et se sont rendus !

Deuxième réponse : voilà également la réponse d’une ancienne résistante ( à l’âge de 15 ans ! ) Mme Thérèse Dumont, responsable aujourd’hui d’une association des anciens résistants des « Alpes de Hautes Provence »
Sa réponse « Les Allemands ne voulaient pas se rendre aux résistants car on leurs avait inculqué qu’ils s’agissait de « terroristes », d’où leur peur panique des FFI. Quant aux généraux américains et aux militaires français des F.F.L. ils ne croyaient pas trop à l’efficacité de cette armée « hétéroclite » de civils de la Résistance intérieure. Les militaires alliés avaient donc établi leur calendrier en comptant surtout sur leur force. Ils se sont trompés. D’où le retard que vous signalez de leurs convois, dû aux difficultés de leur approvisionnement en carburant qui peinait à suivre.
Il n’en demeure pas moins que, sans la venue des alliés à notre secours, où en serions-nous aujourd’hui ? « 
fin de citation.

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Château de Vizille.
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2em réflexion : quelles épreuves pour les soldats !

Je suis resté sidéré par la chronologie des combats ! On peut dire que l’affrontement s’est déroulé jours et nuits, sans arrêt, pendant plusieurs jours. Comment ces hommes arrivaient-ils physiquement et mentalement à tenir le choc et le stress face à une telle situation ?


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Soldats américains manifestement épuisés. Au cours de la seconde guerre mondiale, il ne faut pas oublier que beaucoup de soldats se déplaçaient à pied, faisant 30, 40 km à pied par jour et parfois plus. C’est d’ailleurs peut-être la deuxième partie de la réponse à la question précédente : les américains ne pouvaient pas remonter vers le nord plus vite que ne le leurs permettaient les fantassins.

3em réflexion. Le retrait rapide des allemands n’est-il pas tout simplement planifié par Hitler pour faire un front uni dans le Nord-Est ?

Effectivement en Août 1944, le débarquement de Normandie avait déjà eu lieu. Hitler se sentait fortement menacé par le débarquement de Provence. Il voulait donc que ses troupes du sud de la France remontent vers le nord-est pour faire un seul front ( nord et sud réunis) face aux Alliés. Finalement cette remontée des allemands n’est-elle pas tout simplement planifiée ?L’intention de la résistance donc n’était pas en premier de chasser les allemands du Sud (ils partaient d’eux-mêmes) mais surtout de briser, casser, cette armée qui s’apprétait à reprendre les combats dans le Nord-Est. On peut également supposer que les maquisards désiraient, après 5 ans d’humiliation, régler quelques comptes avec eux.

4em réflexion / Par contre, pourquoi tant de résistances à Marseille et Toulon de la part des allemands ?

Alors que les allemands remontent par la vallée du Rhone, le Champsaur, Luz la Croix Haute, de toutes parts et que Grenoble est déjà libre, les allemands résistent dans ces 2 villes !
Hitler a exigé que les troupes qui défendaient Marseille et Toulon le fassent jusqu’au bout, sacrifiant littéralement ses troupes. Les chiffres malheureusement sont parlants. Pour la libération de Marseille (qui eut lieu le 28 Août 1944 comme Toulon) on déplore 4000 morts côté français, et 7000 morts côté allemands.
Pourquoi donc cette décision d’Hitler ?
Il est évident que l’objectif premier des Alliés étaient de récupérer ces 2 ports en eaux profondes, capables d’accueillir les navires de gros gabarit et donc toute la logistique de ce débarquement. La flotte française n’existait plus, l’aviation non plus ( 200 appareils ) : cette prise était donc essentielle.
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Deux avions français en patrouille ?

Un mot de Mr Jacques Gazel : » un petit détail : la photo sur les avions ne présente pas des avions français mais des légendaires spitfires anglais. Les français ont bien volé sur ce type d’avion à partir de 1942. Mais la photo ne permet pas de savoir si ce sont des spifires pilotés par des français. Les codes de squadron ne sont pas visibles. »

Un mot de Mr François-Xavier
Bibert : « …Ce sont bien des Spitfires Anglais aux couleurs de sa Gracieuse Majesté et non des avions français… par contre je ne sais pas si cette photo a pu être prises dans les Alpes … »
Pour ceux qui sont intéressés par l’aviation, je vous invite à aller voir le site de Mr Bibert en cliquant ICI
Les troupes allemandes qui défendaient ces 2 ports, étaient constituées d’étrangers, Polonais, Arméniens, soviétiques Tatars…….Certains documents parlent d’une faible motivation de ces troupes. Quand on réalise qu’il y a eu 11000 morts, peut-on encore dire qu’ils n’étaient pas motivés ! C’est à mon avis très relatif.
Le pont transbordeur du Vieux Port de Marseille fut complètement détruit le 22 Août 1944 pour empêcher l’entrée des navires Alliés. ( la Tour Eiffel des Marseillais).
Les alliés (arrivant de St Raphaël : voir plus haut) attaquent Marseille par l’Est. Le général de Montsabert est bloqué à 30 Km de Marseille (arrivé par Gémenos) malgré une aide majeure des FFI. 500 résistants depuis le 19 Août 44 harcelaient dans une sorte de guérilla urbaine les allemands.
Beaucoup de résistants se firent tuer à 2 pas de chez eux. Cette constatation s’est révélé exact dans toutes les régions de France. Ce n’est pas anecdotique. Malheureusement ces jeunes sentant la libération toute proche, dans la possibilité enfin de faire quelque chose pour leur pays, prenaient des risques inconsidérés. Ils étaient courageux, mais certains n’avaient à leur disposition qu’une arme de poing ! (voir explication plus haut sur le refus des anglais d’armer les groupes qui leurs échappaient )
La remontée des Alliés fut rapide et la jonction avec les troupes de Normandie se réalisa le 12 septembre 1944, soit 26 jours après le débarquement de Provence. 40000 allemands furent piégés par cette jonction.
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-1 / Résistance dans le Champsaur de 1939 à 1944 :     Cliquez ICI.
-2 / L’action du Lieutenant Colonel Drouot l’Hermine à partir de juillet 1944 Cliquez ICI.
-3 / Le débarquement de Provence et la remontée des troupes alliées. Cliquez ICI  .
-4 / Champsaurins morts pour la France (noms et circonstances)   Cliquez ICI.
-5 / Paul Héraud : chef de la Résistance dans le Champsaur.  Cliquez ICI .
-6 / Pierre Poutrain  : un Résistant exceptionnel….fusillé le 19 juin 1944 : Cliquez ICI  .
-7/ Paul-Marie Radius : Saint-Cyrien, Grand Résistant…..fusillé le 10 juillet 44 Cliquez ICI .
-8 / Histoire d’une famille juive dans le Champsaur  cliquez ICI 
-9/ Léon Michel : ancien résistant passé à la Gestapo. Une histoire sidérante.  Cliquez ICI.
-10 / Ange Zanotti : résistant dans le Champsaur. Lettre de sa famille Cliquez ICI .
11/Aimé Roux : résistant dans Champsaur, mort en Indochine Cliquez ICI.

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