1944 : la Résistance s’organise dans les Alpes.

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La Résistance en 1944 : prête au combat.

Si vous arrivez directement sur cet article, vous avez loupé la 1ere partie. Pour lire l’article en entiercliquez ICI.

 Depuis le débarquement d’Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, les responsables nationaux demandaient avec insistance à la Résistance française de s’unifier, s’organiser, de telle sorte qu’il y ait des chefs bien identifiables, donnant des ordres cohérents et qui puissent répondre aux directives des forces Alliés.

En janvier-février 1944, c’est chose faite. Les FFI sont créés par un regroupenent des différents groupe : l’Armée secrète (AS, gaulliste, regroupant Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur, MUR ), l’Organisation de résistance de l’armée (ORA, giraudiste), les Francs-tireurs et partisans (FTP, communistes), etc.

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Tous FFI mais …….

Tous les Résistants champsaurins, ou presque tous, deviendront donc FFI à partir de février 1944 sous les ordres (au niveau national) du général Koenig côté militaire et du général De Gaulle côté politique. Donc à partir de 1944 il y a une petite confusion dans les écrits (j’ai mis du temps pour bien le comprendre). Pour un groupe précis on dira que ces hommes sont FFI (dénomination commune de tous les groupes) et 3 lignes plus loin qu’ils sont FTP car initialement de cette mouvance, ou AS, ou MUR….. Ce n’est pas simple…..

D’ailleurs certains groupes resteront dissidents jusqu’au bout continuant leurs actions sans concertation avec celui qui deviendra le chef des FFI dans les Alpes Centrales à savoir Drouot Lhermine.

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Exemple d’un couac en juillet 1944 : Dans son livre édité en 2008 le colonel Sassi, ralait encore…..car leur groupe avait fait sauter tous les ponts sauf une route pour permettre aux alliés de remonter quelques jours plus tard vers Briançon. Mais un groupe de résistants dissidents, non informés de la stratégie, avait fait sauter dans la nuit ce dernier passage ! Donc la route était coupée aux allemands mais quelques jours plus tard elle le sera pour les alliés. Sassi de rajouter : »…à quoi ça sert de casser toute la vaisselle chez soi…..cette route pouvait être gardée et facilement surveillée par une seule patrouille.. ».

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Autre conséquence ….. moins grave.

Au moment de la Libération certains groupes ne seront pas « répertoriés » officiellement comme Résistants FFI et donc pas reconnus comme « anciens combattants », non décorés alors que certains l’auraient largement mérités, impossibilité d’intégrer aussi l’armée de coalition qui remonte vers le Nord-Est à la poursuite des allemands, et bien d’autres conséquences que certains ont vécu comme une grande injustice.

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Une action spectaculaire de la Résistance.  Cliquez ICI ou sur l’image.

 

1944, l’année des parachutages et de l’armement des maquisards

 Richard Duchamblo parle dans son livre « Maquisards et Gestapo » de cinquante parachutages au total sur le Champsaur (cela m’a beaucoup surpris). Les armes arrivent….. Les maquisards et les militaires français vont devenir de vrais soldats.

Ils s’exercent chaque jour au maniement des armes (les anciennes puis les nouvelles armes qu’il faut découvrir). Ils  font du sport……le débarquement semble imminent, au point que certains s’impatientent. Afin de brouiller les pistes, les anglais font passer de fausses dates……de telle sorte que la vraie date soit noyée en cas de fuite…..Ce stratagème a été usant pour les nerfs de tout le monde.

De nombreux parachutages vont avoir lieu, en préparation du débarquement de Provence.

 

Histoire de quelques largages au dessus des Alpes

1 / Septembre 1943 à l’Adroit de Pontis, de l’autre côté du barrage de Serres Ponçon. Le lieutenant Paul-Marie Radius (Saint Cyrien) chef de Champoléon, puis de La Begüe y participe.

2 / Le soir du 18 février 1944, le groupe écoute attentivement Radio-Londres lorsque tombe la phrase annociatrice d’un parachutage d’armes  » ….les descentes sur les neiges sont rapides, je répète les descentes sur les neiges sont rapides« . Cette fois c’est le secteur et « nul ne peut imaginer la joie et la fièvre qui régna alors parmi nous« . Le terrain convenu se trouve presqu’au sommet de Saint Jean, une clairière au milieu des bois. Il y avait à cette époque 1m50 de neige ! Vers une heure du matin, l’avion se présente, reçoit correctement les signaux et laisse tomber les précieux containers. Il faut suer malgré le froid pour les arracher à la neige, charger les uns sur des traineaux, mettre les autres sur des plaques de tôle et les faire glisser en les retenant sur la neige. Enfin après plusieurs heures d’efforts, tout arrive à bon port, les cylindres d’armes, les paniers de chaussures et les vivres.

 

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Cylindre d’armes et mitraillette Sten

Chaque maquisard reçoit sa mitraillette « Sten ». Une autre partie des armes est distribuée dans la vallée…….La vie des maquisards est transformée. Ils vont pouvoir s’exercer sérieusement au maniement des armes automatiques.

 

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Grand Morgon, un des lieux de parachutage. Photo que m’a été aimablement transmise par la famille de Paul Marie Radius lors d’une rencontre à Marseille en 2013.

 

3 / le 2 et 12 avril 1944 un 2eme et 3eme parachutage d’armes sur le même terrain (St Jean). La neige a fondu et le travail de récupération est plus simple. Quelques précisions pour le 12 avril : 10 tonnes de matériel (armes et ravitaillement) doivent être récupérées. A partir de 5 heures du matin, plus de 50 hommes sont sur le terrain. Ils ne termineront que le soir…..totalement exténués. « Il y avait de tout : armes automatiques, munitions en grand nombre, explosifs, matériel de sabotage, viande en boîte, sucre, café, chocolat, fruits confits, chaussures, des parachutes……. ». Une bonne part du matériel est enterré sur place. Un plan des cachettes est établi et gardé par JB Rouxel. Malheureusement ce dernier est arrêté le 14 avril 1944 et les allemands trouveront ce plan sur lui !!! Quelqu’un l’a dénoncé. Rouxel a été arrété par un barrage routier à l’entrée de Gap. Une 2eme grande figure de la Résistance vient de tomber. Il mourra en déportation et l’une de ses dernières paroles sera : »je suis fier de ne pas avoir parlé… »

4 / le 6 juin 1944 même type de parachutage dans la vallée de l’Ubaye.

Le 8 juin 1944, il est demandé à Paul-Marie Radius (ordre de Mermet) de rejoindre le groupe de maquisards de Barcelonnette pour verrouiller la vallée de l’Ubaye. A cet effet ils font tomber quelques gros sapins, un camion est mis en travers, trois FM sont bien positionnés, les hommes sont prêts au combat. Il y a une grosse effervescence car l’affrontement va avoir lieu d’égal à égal avec les allemands. Deux jours plus tard, l’opération est annulée.

Le 10 juin 1944, les allemands envoient une colonne de 300 hommes sur le plateau Saint-Jean. Ils sont très bien renseignés ….mais finalement redescendent bredouilles. Mais ils arrêtent Emile et René Michellon. Emile sera utilisé (horreur !!!) quelques semaines plus tard comme bouclier humain sur un camion allemand entre Gap-Grenoble (je pense au moment de la débacle). Cela tire de tous les côtés. Il est atteint au bras à Monestier de Clermont. Finalement il sera libéré par les américains quelques jours plus tard. Quant à René, malade au moment de son arrestation, il est mené sous bonne garde à l’hôpital. Grâce à l’aide d’une infirmière allemande, il arrive à s’échapper. Les deux frères Michellon seront bien vivants à la Libération.

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Juillet 1944, 

le Lieutenant Colonel Drouot l’Hermine chef des FFI arrive dans le Champsaur. Il a deux mois pour préparer les Hautes-Alpes au débarquement.

En 1944, lorsque le colonel Drouot l’Hermine arrive de la Drôme pour commander la Résistance dans les Hautes-Alpes, toute la région du Champsaur est prête aux combats. Ce n’est presque plus un secret, le débarquement de Provence va avoir lieu. D’ailleurs, volontairement les Alliés ont fait courrir le bruit de dates très diverses pour ce débarquement. Les allemands pensent que c’est de l’intoxication et ne peuvent discerner le vrai du faux.

Dès son arrivée dans les Alpes, Drouot forme des commandos, appelés commandos l’Hermine qui prendront quelques mois plus tard une part très  importante dans les combats. Ils seront donc composés essentiellement de Résistants du Champsaur qui étaient déjà sur place entre 1940 et 1943.

Les commandos L’Hermine poursuivront les allemands jusqu’à la frontière, participeront aux batailles d’Héricourt, Belfort, Bourbach et enfin Bischwiller. Les combats seront très rudes et 82% des  hommes des commandos L’hermine seront tués !

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Mais présentons Drouot l’Hermine.

Lieutenant-Colonel Jean Drouot L'Hermine 2

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Le Lieutenant Colonel Jean Drouot l’Hermine est né le 15 septembre 1907 à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Il fut nommé le 1er Juillet 1944, par  le Général Zeller, responsable de la Résistance dans les Alpes centrales, à savoir le Champsaur, le Dévoluy, le Valgaudemar.

Il accède au commandement des Alpes à l’âge de  37 ans ! Il a été avant cette nomination, chef des FFI de la Drôme où son action avait été particulièrement remarquée, efficace, parfois incroyablement audacieuse, chaque fois d’un courage hors norme. Vous pouvez en lire un résumé sur le site suivant : http://www.triel-sur-seine.fr/jean-drouot-l-hermine.htm . Sur ce site vous trouverez tout son parcours.

 

Voici l’essentiel de son action (et celle de son groupe) pour l’année 1943 dans la Drôme :

  • 108 attaques contre la circulation ferroviaire
  • 107 locomotives hors d’usage
  • 500 allemands tués et 1 millier de blessés
  • 5 agents de la Gestapo et 25 indicateurs tués.
  • 20 usines en partie détruites
  • 57 destructions de lignes à haute tension
  • Réception de parachutages issus de 67 avions

Vous trouverez son action en 1940, 1941, 1942 sur le site indiqué plus haut.

 

Sur ordre du général Zeller, le colonel Drouot doit donc quitter la Drôme et rejoindre les Alpes…..

 Drouot arrive dans les Alpes et doit fédérer tous les FFI en 2 mois afin que les actions soient cohérentes. Il arrive avec cette réputation énorme de héros de la résistance acquise dans la Drôme. Mais paradoxalement il fait peur. Pourquoi ?  Une résistance est déjà en place, mais elle est soumise aux tendances politiques, aux regroupements par affinité de secteurs géographiques (trentaine d’Elisée Ebrard, trentaine des Molines, trentaine Mourenas…..) , par affinité d’amitié…..Tout un équilibre va être perturbé. Que va faire ce nouveau venu ? Ne va t’il pas provoquer des heurts inutiles avec les allemands ?

D’ailleurs son arrivée fait déjà des remous le 7 juillet 1944  : après 7 jours d’un voyage mouvementé, Jean DROUOT et 9 officiers en uniforme (+ quelques FFI de la Drôme) arrivent dans le Champsaur, traînant derrière eux 3 tonnes de matériel. Ils se montrent partout en uniforme, sillonnant tout le secteur en voiture, avec le fanion tricolore au vent. Ils créent ainsi un tel remous dans toute la région que les Allemands sont immédiatement informés. A Gap ou à Briançon, les allemands ne s’engagent plus dans la vallée du Champsaur autrement qu’en convoi lourdement armé, attachant des otages  à leurs camions ou à leurs automitrailleuses.

Parmi les 9 officiers de Drouot se trouvent 3 membres  du commando Chloroform (les fameux Jedburghs). Ces commandos avaient été formés (très durement) en Angleterre. On peut rappeler leur nom :

– 1 / Mcintosh qui a été décoré à la Libération de la Croix de Guerre avec étoile d’argent, 3eme niveau. (Information donnée par Georges Baudel).

2 / Le Sous- lieutenant Sassi, militaire assez controversé, Jedburgh donc, qui a été décoré de la Croix de Guerre 1er niveau (source : Georges Baudel). Le rôle du Sous-lieutenant Sassi a été important : celui d’opérateur radio. Il connaîssait tous les codes anglais, les façons de procéder avec les alliés…..il a été formé pour ça. Il deviendra colonel plus tard, après l’Indochine et l’Algérie. Dans son livre de mémoires, Sassi affirmait « ….rentrer dans l’action, dans le combat, être parachutés  sur la France était l’obsession de nos groupes de commandos« . Il sera connu des anglais sous le nom de « Latimer »

3 / Jacques Martin, à priori non décoré. Aucune information en tout cas.

Les anglais comptaient beaucoup sur ces Jedburghs formés chez eux pour encadrer les maquisards…… Par contre ils n’avaient pas toujours confiance (à tort bien-sûr) dans la Résistance locale et le Général de Gaulle en fera les frais. Ce dernier ne sera même pas informé de la date exacte du débarquement !! Cela expliquent peut-être qu’au moment de la Libération les décorations les plus importantes soient allées vers ces hommes connus des Alliés, mais beaucoup moins vers les maquisards du Champsaur…… tout aussi courageux et engagés. Il y a donc eu beaucoup de rancoeur concernant ces décorations. J’en toucherai encore un mot plus loin.

Le colonel Drouot et le sous-Lieutenant Sassi  se dirigent  donc sur ordre du général Zeller dans un premier temps vers le « Vercors », puis dans un deuxième temps vers les Hautes-Alpes.

Drouot  a donc environ 2 mois pour fédérer la Résistance existante dans les Alpes…une Résistance existante et assez importante. Il arrive le 7 juillet 1944 et le débarquement de Provence a eu lieu le 15 Aout 1944.

Informés de ces mouvements, les allemands demandent du renfort en haut lieu, à plusieurs reprises,  mais rien ne vient ……..

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Les combattants  se préparent dans le Champsaur…

– Le colonel Drouot unifie et organise la résistance. Certains chefs locaux de la résistance refusent d’obéir, de suivre les instructions. La haine entre certains hommes commence à se faire sentir. A plusieurs reprises le Lieutenant Sassi dégaine son arme pour se faire respecter….d’où cette réputation sulfureuse qui l’a suivi pendant plusieurs années. De mémoire, il est même allé jusqu’à dégainer son pistolet en plein bar de Pont du Fossé ! Cela n’a pas du tout été apprécié par les maquisards du coin. Juste après la Libération il a quitté immédiatement la région  (voir son itinéraire plus loin) et certains m’ont écrit par courriel qui aurait pu craindre quelques représailles.

Puis doucement tout le monde a compris que ces hommes qui arrivaient de la Drôme avaient un mandat légitime…..

– Il arme les uns et les autres avec du matériel moderne (+ parachutages dont nous avons parlé plus haut). Les hommes de Drouot donnent des instructions  régulièrement sur la manipulation de ces nouvelles armes.

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Cette photo m’a été adressée par Mme Roux-Laurent. Il s’agit de Résistants du Champsaur en cours d’entrainement (probablement la Trentaine Piot). Mme Roux-Laurent me signale  qu’il s’agit d’une mitraillette Thompson de 1928.

– Les hommes de Drouot rappellent les règles du combat militaire. Plusieurs personnes du Champsaur   m’ont signalé que dans son livre, le colonel Sassi exagère gravement et de façon très injuste, sur l’ignorance des résistants du Champsaur concernant les règles militaires. En effet Sassi (encore lui) affirme « que certains résistants en étaient restés aux consignes de 14-18 ».  Non, me signalent plusieurs personnes, c’est faux et très injuste !

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Résistants à l’entrainement. Photos Mme Laurent-Roux. (Probablement trentaine Piot)

 

– Il met en oeuvre des unités de choc qui prennent le nom de commandos « Hermine ». En deux mois, il y aura 700 commandos (700 soldats) !  J’en profite pour préciser que le nom « Hermine » est un surnom de guerre pour le colonel Drouot (qu’il avait déjà chez les scouts comme nom de totem car il était très blond). Il garda les 2 noms après la guerre sur décision administrative et selon toute vraisemblance, l’accord du Général De Gaulle, afin de faciliter le lien entre cette période de guerre et la reprise d’une vie sociale normale.

Les 700 commandos LHermine libèreront Gap le 20 Août sur un coup de bluff et de bravoure : ils étaient loin d’avoir la supériorité numérique. Ils firent ce jour là, 750 prisonniers allemands. Les américains sont arrivés à Gap quelques heures plus tard.

– Il organise les secours à l’égard des réfugiés du Vercors. Des recherches sont en cours pour comprendre quels types de secours il a organisés.

– Début juillet 1944, ils font sauter la voie ferrée Briançon-Gap ! Bon début…..

– Ils attaquent à plusieurs reprises la RN 94, détruisant tout le matériel allemand ….A partir de là, les allemands sont complètement « intoxiqués » et pensent qu’ils sont encerclés de toute part autour de Gap. Ils n’osent plus s’aventurer en dehors de la ville. Leur capitulation le 20 Août 1944 à Gap, face aux commandos l’Hermine, avant l’arrivée des américains, est en partie due à cette intime conviction……..conviction que le colonel Drouot-LHermine a su faire passer.

– La veille du débarquement (Drouot en est informé), ses hommes font sauter le pont de chemin de fer à Savines. Dans son livre le colonel Sassi, en 2008, ralait encore…..car leur groupe avait fait sauter tous les ponts sauf une route pour permettre aux alliés de remonter quelques jours plus tard vers Briançon. Mais un groupe de résistants dissidents, non informés de la stratégie, fait sauter dans la nuit ce dernier passage !  Donc la route était coupée aux allemands mais quelques jours plus tard elle le sera pour les alliés. Sassi de rajouter : »…;à quoi ça sert de casser toute la vaisselle chez soi…..cette route pouvait être gardée et facilement surveillée par une seule patrouille… ».

Un exemple : le combat de Laye s’est  déroulé le 17/07/1944. Il s’agit d’un épisode tout à fait étonnant. La manoeuvre semble avoir été organisée par Paul Héraud chef de la Résistance et exécutée par la Trentaine d’Elisée Ebrard… avec l’aval bien-sûr de Drouot. C’est dans ce genre d’action que l’on comprend la complexité de la hiérarchie, des ordres, et de son exécution. D’ailleurs on apprend au fil des lectures que les Maquisards de Champoléon y ont participé (avec la mort de Henri Parmentier, alsaciens), que les scouts du groupe de Saint Léger également (avec la mort du jeune Para)…….

Voici les faits : les résistants apprennent qu’un des leurs a été arrêté à St Bonnet et que la voiture de la Gestapo, à l’intérieure de laquelle il se trouve, va passer à Laye juste avant le col Bayard et la descente sur Gap.

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Les allemands  montent cette côte en direction Gap lorsqu’ils sont attaqués par la Résistance.

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Les maquisards se mettent en embuscade le long de la route, des 2 côtés, proches des  « Roberts ». Il s’agissait donc au départ d’une « mission commando » , éclair, pour libérer un prisonnier ….. Mais en quelques secondes tout va basculer. Un jeune combattant tire trop tôt et sans ordre. Les allemands ayant entendu le coup partir, font preuve d’expérience et peuvent éviter le pire, se mettent en position et ripostent. Mais plus grave : les maquisards ne savaient pas qu’un camion rempli de soldats suivait juste derrière.

Le combat s’engage durement. Les français auraient dû décrocher rapidement. Paul Héraud qui était partisan des attaques « éclairs », fulmina plusieurs jours contre cet acharnement au combat, et déplora amèrement les morts. Jean Sassi, en 2008, avec sa façon très militaire de s’exprimer, raconte (toujours de façon polémique) dans son livre:  » Au combat, c’était n’importe quoi. Pour une guérilla, c’est l’embuscade qui prime……..on se positionne dans l’attente du convoi ou de la patrouille. Au coup de sifflet, on crache. Dix minutes maximum, puis on décroche vers le point de ralliement, en sprintant……surtout avec les allemands rompus à la contre-guérilla…. ».

Mais là, à Laye,  les choses ne se passent pas comme ça……..

Les deux camps vont chercher des renforts et les combats s’intensifient. Anecdote (qui aurait pu être très grave ) : une fillette traversa la route en plein milieu de la fusillade complètement inconsciente de ce qui se passait. Elle pût malgré tout renseigner les maquisards sur les positions allemandes !

Les combats durèrent jusqu’à la tombée de la nuit ……tardivement  en Juillet.

Dépités par cette attaque les allemands brûlèrent les maisons avoisinantes ….

Les maquisards apprirent au retour de cette mission plus ou moins ratée, que la voiture de la Gestapo (la même) avait abattu froidement, 20 minutes plus tôt, un Champsaurin dénommé Paulin Faure, au niveau des « Barraques «  près de Saint Bonnet. En effet, voulant aider une personne agée qui devait se rendre à Gap, Paulin avait fait signe à cette voiture banale pour qu’elle s’arrête. Il ne savait pas qu’il s’agissait en fait de la Gestapo. Afin de dégager la route ou peut-être par peur d’une     embuscade, ils tuèrent cet homme froidement.

Les conséquences :

Il y eut quatre morts côté français et de nombreux blessés.
Panzini Roger.
Para Amédé
( issu du scoutisme ).Voilà comment cela se passa : il voulut informer des résistants qui se trouvaient un plus loin, qu’une manoeuvre allait se faire. L’information était  importante .Sa dernière parole fut :  » ce sera ma BA de la journée ». Il n’avait pas fait quelques mètres qu’il fut abattu d’une raffale de mitraillette.
Parmentier Maurice ( un des jeunes accueilli clandestinement par le Père Poutrain )
Vallon Henri.

 

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Mémorial de ce combat, érigé par les scouts en mémoire d’Amédé Para. Photo prise en Août 2010….mémorial toujours fleuri.

 

Autre conséquence de ce combat : les allemands prirent conscience une fois de plus de l’importance de la résistance sur le secteur et de la modernité de leurs armes. Ils demandèrent à nouveau du renfort en haut lieu qui n’eut pas le temps d’arriver avant Aout 1944. Conclusion : ils n’osèrent plus s’aventurer dans cette vallée. Et lorsqu’ils remontèrent le Champsaur en Aout 1944 pour rejoindre le Nord-est, la Résistance les harcela sur tout le trajet au point  qu’ils durent se rendre  complètement  à Vizille. (voir description plus loin)

Une course pousuite le 10 Aout 1944 jusqu’au fond de la vallée du Valgaudemar  (soit dix jours avant la libération)

La surprise fut double dans cette  vallée (qui est perpandiculaire au Champsaur) car les habitants y vivaient depuis le début de la guerre  comme en terre libre (pas d’allemands) et par ailleurs on savait que depuis les combats de Laye les allemands ne s’aventuraient même plus dans le Champsaur .

Voilà donc ce qui est arrivé  et qui aurait pu très mal tourner ……

Le groupe de maquisards mené par le lieutenant Russe Stavro (la résistance communiste du coin était-elle épaulée par des soviétiques ?) a été finalement repéré par les allemands. Une  course poursuite s’engage  à travers le Champsaur.

Les résistants n’ont plus de munitions et sont à bout de force. Ils sont épuisés.
Arrivant à la bifurcation vers la Chapelle en Valgaudemar ils hésitent : soit ils vont tout droit vers La Mure et Grenoble avec le risque de tomber sur une autre patrouille allemande qui viendrait dans l’autre sens, soit ils rentrent dans cette vallée très encaissée, en cul de sac, d’où ils ne peuvent plus sortir.

Le lieutenant opte pour rentrer dans la vallée et ce fut très judicieux.

Les allemands ont peur d’une ambuscade mais les poursuivent jusqu’à Villard Loubière. Puis prudents ils font demi-tour et ressortent de la vallée.

Les maquisards épuisés sont accueillis deux villages plus loin. Ils sont cachés  dans l’église où on leurs donnent les premiers soins. Puis ils s’endorment aux dires des témoins avec une rapidité étonnante. Tous furent sauvés. Dix jours plus tard c’était la libération.

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Le 20 Août 1944 : Drouot l’Hermine, tacticien « hors-norme », libère Gap. 

Les commandos L’Hermine, par leur courage et aussi un sacré coup de culot, arrivent à prendre Gap le 20 Aout 1944 avec 700 hommes, en faisant 750 prisonniers allemands dont 40 officiers. Les soldats américains  sont arrivés  quelques heures après cette prise énorme.

L’importance de Gap. La garnison de Gap était le point ennemi le plus important de la région,  avec un contingent de 750 hommes. Les commandos Hermine les harcelaient jours et nuits depuis plusieurs mois. Les entrées et les sorties de convois allemands étaient attaqués à distance, en particulier sur la RN 94 (route Gap-Briançon).  Drouot L’Hermine voulait démoraliser les allemands, les intoxiquer afin qu’ils pensent à un encerclement total.

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Gap est véritablement encerclé le 17 Août par les hommes de Drouot.  Mais les allemands ne veulent rien entendre et ne bougent pas.  Jean Sassi raconte au journaliste Jean-Louis Tremblais en 2008 : »…je voulais y allait au bluff, en Jeep, avec un drapeau blanc, accompagné d’un sous Lieutenant de L’Hermine, pour convaincre l’officier commandant la place de se rendre…..en arguant que nous étions plusieurs centaines autour de la ville…..C’était du quitte ou double : je me serais peut-être fait flinguer, mais j’estimais qu’ils respecterait le drapeau blanc. J’ai demandé l’autorisation à L’Hermine……il a préféré attendre, ne souhaitant pas voir deux farfelus jouer aux héros ! « .

Nous sommes le 18 Août. Le débarquement de Provence a eu lieu le 15 Août 1944. Les allemands savaient  donc qu’ils étaient encerclés par les résistants, et que les américains remontaient très vite vers le Nord. Mais ils préfèraient largement se rendre aux américains qu’aux français. Pourquoi ? ils avaient peur des résistants qu’ils qualifiaient de  terroristes et d’excités……Drouot ne leur laissera pas le choix. Il va les obliger à se rendre ……

Voilà comment les choses se sont passées. Drouot, en très fin tacticien, voulait que les allemands se rendent, d’une part avant l’arrivée des américains et d’autre part sans engager le combat car il savait qu’il y aurait beaucoup de pertes. La partie était donc très serrée.

Le soir du 18 Août il pose un ultimatum au commandant allemand et lui demande  de se rendre. Il est embêté car il apprend qu’une division de Panzers allemands arrivent de Briançon.  Il donne l’ordre de faire sauter les ponts ( voir récit plus haut) ….ce qui est fait rapidement. Les Panzers ne peuvent pas passer…….

Le 19 Août au matin, le commandant allemand refuse toujours de se rendre !

Le 20 Août, les américains se rapprochent de Gap. Il est décidé, en accord avec eux, que l’attaque sera donnée vers 17h. Les commandos Hermine attaqueront au Nord, au Sud et à l’Est de la ville. Les américains devront s’occuper du versant Ouest.

Les allemands ne bougent toujours  pas.  A 17h, Drouot L’Hermine donne l’ordre d’attaquer. Il est convenu que les américains tireront quelques coups de canon à distance……histoire de calmer les ardeurs allemandes.

A 19h, devant une charge assez marquée des commandos Hermine…..les allemands se rendent. Deux heures de combat préparés par des mois de sape…..un fruit mûr qui tombe.

Gap est libéré.

Drouot a fait mettre tous les allemands en ordre à l’intérieur du Lycée. Puis il a reçu, en bonne et due forme, la réddition du commandant allemand qui lui a remis son pistolet. J’ai su par la famille de Drouot Lhermine qu’il avait gardé toute sa vie ce pistolet et que par ailleurs cette prise de Gap avait toujours gardé pour lui une teneur particulière, à laquelle il était attaché…..peut-être le fruit de 4 ans de résistance !

Une anecdote du colonel Sassi qui pousse à sourire «  ….j’étais à la tête de 50 hommes auquel s’était joint le Père Ludovic, le curé de Champoléon.  Un caractère ! Le mois précédent, il nous avait offert 200 fusils Lebel 1907….qu’il avait dissimulé dans la crypte de son église. (Ce 20 Août) il faisait le coup de feu en soutane et se battait comme un forcené….. ». A l’intérieur du Lycée (une fois les Allemands rendus), ce prêtre, par un hasard incroyable « …..a aperçu des objets (religieux) qui dépassaient du paquetage d’un allemand et qui avaient été pillés dans son église. Il était furieux. Il a récupéré son bien, mais il aurait pu flinguer le bonhomme tant il était en colère ». ( propos trouvés dans le livre de Jean-Louis Tremblais : voir plus loin les références) . Eh bien mon Père, en voilà des façons d’agir ! …..

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Cette photo exceptionnelle a été prise le soir de la Libération de Gap, le 20 Août 1944. Elle m’a été adressée par Mme Roux Laurent. Lorsque je l’ai découverte je suis tombé à la renverse car je découvrais la présence du capitaine  Drouot Lhermine (N°2), le Caporal Aimé Roux en N°4 (indiquée par Mme Roux-Laurent sa fille), peut être le sous-Lieutenant Sassi en 17……..Quant au N°12, je me suis demandé si ce n’était pas le Jedburgh Mcintosh : plusieurs indices me le laisse penser (Rangers, uniforme, grande taille…..effectivement il était très grand). J’attends quelques informations des internautes sous peu.

On note à priori la présence de 5 américains (casque, tenue réglementaire, Rangers…..) dont le N°1 papier dans la main. Deux internautes confirment cette présence américaine. Donc c’est une photo exceptionnelle.

Mme Sylvie Drouot (fille du colonel) m’écrit  » Cette photo est  vraiment formidable. Oui je reconnais bien mon père Jean Drouot l’Hermine, certes le visage bien amaigri, ce qui est logique en ce lieu et cette date…... »

La jonction se fait entre les  Maquisards et l’armée des Alliées

 

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Pour parler de la Libération de Gap, Richard Duchamblo (Résistant lui-même et prêtre de son état) a  mis en 1ere page ce dessin sur son 5eme cahier. Il évoque la jonction entre Maquisards et armée Alliée.  J’ai eu la surprise de voir que c’était Gaston et Raymond Ribaud qui avait imprimé les fascicules (19 au total). On sait à quel point cette imprimerie (nous en parlons à plusieurs reprises) située à la rue Bresson à Gap avait participé à la diffusion de tracts, revues prohibées, faux bons allemands entre 42 et 44. Les frères Ribaud avaient donc pris d’énormes risques …..en lien avec la Résistance et tout spécialement avec le groupe de Saint Léger les Mélèzes.

Juste après la libération de Gap, Drouot l’Hermine est immédiatement promu Lieutenant-Colonel.

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Le lieutenant Colonel Drouot Lhermine décoré par le général de Lattre de Tassigny. ( photo aimablement transmise par la famille Drouot Lhermine).

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Les décorations du colonel Drouot Lhermine.

  • Commandeur de la Légion d’Honneur (remise par le Gl. DE GAULLE en personne)
  • Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945
  • Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
  • Médaille de la Résistance
  • Médaille des Blessés
  • Médaille du Sauvetage
  • Distinguished Service Order (GB)

Grâce à la Résistance mise en place dans les Alpes, les américains pourront remonter vers Grenoble sans un seul blessé. Tous les allemands ( ceux qui remontent de Briançon….) seront définitivement bloqués à Vizille et faits prisonniers ( voir le récit plus loin). Le but n’était pas uniquement de chasser les allemands du territoire….d’ailleurs ils partaient d’eux-mêmes. Mais il fallait les affaiblir, les bloquer, détruire le matériel afin qu’ils n’aillent pas renforcer les contingents allemands du Nord-Est de la France.

Le Ltd Colonel Lhermine libèrera ensuite Briançon puis combattra dans la vallée de l’Ubaye auprès de la 2eme division marocaine du Général Carpentier. Il poursuivra les allemands jusque dans le Nord-Est de la France, participera avec ses troupes aux batailles d’Héricourt, Belfort, Bourbach et enfin Bischwiller. Les combats seront très rudes et 82% de ses hommes seront tués ! Lui-même sera blessé dans la poche de Belfort. Il recevra l’ordre d’arrêter les combats et de redescendre ses troupes à Valence. Ainsi se terminait son combat héroïque !

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Groupe-Drouot-L-Hermine.jpg  Le colonel Drouot L’Hermine se trouve au 1er rang, en 3eme position en partant de la gauche. ( Photo transmise par la famille de du colonel Drouot L’Hermine).

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L’après-guerre pour Drouot Lhermine et le Jedburgh Sassi.

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Rappel sur le parcours du colonel Drouot. Après avoir été député des Yvelines de 1958 à 1962, puis réélu de 62 à 67 (il fut donc député pendant 10 ans), conseiller municipal à Paris, conseiller général de la Seine, représentant au parlement européen à Strasbourg, il perdit la vie dans un terrible accident de voiture le 23 mai 1969 sur l’autoroute de l’Ouest. Jean DROUOT-L’HERMINE qui résidait à l’Hautil après la guerre, repose dans le cimetière de Triel Sur Seine.

Je remercie vivement Sylvie et Odile Drouot l’Hermine de m’avoir communiqué ces belles photos de leur père et de m’avoir par ailleurs indiqué les corrections à faire sur certains points de l’article.

  

Colonel Sassi

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Rappel sur le parcours du colonel Sassi . Le département fut libéré le 21 Août 1944. Il reçoit la « Croix de Guerre ». Toujours volontaire pour continuer le combat, il devait-être parachuté en Allemagne pour remplir le même genre de mission (Jedburgh). Mais au dernier moment la mission fut annulée.

Dégouté par les exécutions sommaires ( il faillit d’ailleurs en être victime)  qui suivirent la libération de la France, écoeuré par le sort réservé aux  femmes qui avaient sympathisé avec l’ennemi (façon de parler),  les règlements de compte….Il décide de partir et se porte volontaire pour aller combattre contre le Japon………

Il s’est retiré de l’armée en 1971, à l’âge de 54 ans avec le grade de Colonel (grade obtenu « au feu »). Il entre donc en 1971 à la direction du personnel de Citroën. Il est resté très discret pendant des décennies à l’égard des médias, ne parlant que très peu de sa carrière militaire.

Il est mort le 9 janvier 2009 à Eaubonne. Un an plus tôt, le journaliste Jean-Louis Tremblais a pu longuement le rencontrer et l’interroger sur sa carrière.  Un livre intéressant est sorti, intitulé « Opérations spéciales. 20 ans de guerres secrètes ». Je l’ai lu : le livre est intéressant certes, mais le colonel Sassi transforme de façon surprenantes la réalité des évènements de 1944 dans le Champsaur.

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-1 / Résistance dans le Champsaur de 1939 à 1944 :     Cliquez ICI.
-2 / L’action du Lieutenant Colonel Drouot l’Hermine à partir de juillet 1944 Cliquez ICI.
-3 / Le débarquement de Provence et la remontée des troupes alliées. Cliquez ICI  .
-4 / Champsaurins morts pour la France (noms et circonstances)   Cliquez ICI.
-5 / Paul Héraud : chef de la Résistance dans le Champsaur.  Cliquez ICI .
-6 / Pierre Poutrain  : un Résistant exceptionnel….fusillé le 19 juin 1944 : Cliquez ICI  .
-7/ Paul-Marie Radius : Saint-Cyrien, Grand Résistant…..fusillé le 10 juillet 44 Cliquez ICI .
-8 / Histoire d’une famille juive dans le Champsaur  cliquez ICI 
-9/ Léon Michel : ancien résistant passé à la Gestapo. Une histoire sidérante.  Cliquez ICI.
-10 / Ange Zanotti : résistant dans le Champsaur. Lettre de sa famille Cliquez ICI .
11/Aimé Roux : résistant dans Champsaur, mort en Indochine Cliquez ICI.

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