Morts pour la France dans le Champsaur en 39-45

 
Le moment est venu de citer le nom des morts pour la France en 1944 .
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Le Glaizil
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Raymond Mathieu
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Mathieu Raymond : FFI tué le 20/08/1944 au combat, à 22 ans, lors de la remontée des américains par la route Napoléon. ( dernier jour de combat / libération du Champsaur). Voici comment les choses se sont passées… sous toute réserve car il s’agit d’un témoignage que j’ai reçu oralement.
Le voici : Raymond a refusé en 1943 le Service du Travail Obligatoire (STO). Ayant de la famille au Glaizil, il décide d’intégrer le Maquis de Beaufin (d’autres témoignages parlent de Chauffayer). Ils sont une vingtaine de jeunes à se cacher au pied de la chaîne du Faraud (j’ai été surpris par cette information….dommage que cela ne soit pas plus précis).
Le 20 Août 1944, alors que les Allemands passaient le Col Bayard talonnés par les Américains et surtout attaqués de toutes parts par les FFI,  il reçoit l’ordre d’aller (si mes informations sont bonnes) près du pont des Richards (Severaisse non loin de St Firmin). Toute l’après midi des coups de feu sont tirés de part et d’autre. En fin d’après midi un petit groupe de maquisards dont fait partie Raymond, décide d’aller chercher des vivres à Beaurepaire. Au moment où ils s’éloignent (ont-ils relaché leur attention ?) les Allemands leurs tirent dessus et Raymond est tué sur le coup. Son corps ne sera récupéré que le lendemain.
Un ancien combattant (Pr Kahn) m’écrivait que c’était un très bon camarade et qu’il participait volontiers aux réunions FFI de Chauffayer et qu’ils  faisaient ensemble de mémorables parties de foot.
Mathieu a-t-il été imprudent dans la fougue de sa jeunesse m’écrit un autre internaute ?
Un autre m’écrit  » Ce jour là, 4 jeunes sont morts au Pont des Richards lors des combats ». On peut citer dès à présent Pierre Pellegrin dont il est question juste un peu plus loin. .
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CHAUFFAYER
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Blanc Fernand .

Gras Gabriel abattu le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )

Devoluy Elie mortellement blessé le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )

Blanc Fidèle, mortellement blessé le 20/08/1944 (dernier jour de combat / libération du Champsaur )

Vincent Marcel. Abattu le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération du Champsaur )  Fils du cordonnier de Chauffayer, il faisait partie de la Trentaine de Mollines. Depuis plusieurs jours cette Trentaine harcelait les Allemands qui remontaient vers Gap. Le 20 Août 44, les Maquisards de Mollines voulaient encore attaquer (d’autant que Gap était à deux doigts de la Libération et qu’il fallait à tout prix empêcher les renforts Allemands d’y arriver) mais les allemands postés à Chauffayer les aperçurent avant que les tireurs ne soient en place. Vincent Marcel a été victime d’une balle perdue ….en tout cas on le pense.

            Memorial-Chauffayer-copie-1.jpg                                                                                         Mémorial de Chauffayer



Liste des autres Champsaurins morts pour la France.
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Mémorial Resistance Champsaur à Laye
Mémorial 39-45 du Champsaur près du col Bayard à Laye.


Sur ce mémorial la liste de tous les combattants morts pour la France dans le Champsaur.
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ARNAUD Marcel : grand Résistant mort en déportation à Bergen-Belsen  en juin 1945. Un article important est en préparation.
MARCEL ARNAUD
Ce gapençais, hôtelier de profession, avait une propriété à Saint-Léger les Mélèzes qui a servi dès le début de la guerre (1939) de lieu de rencontre de la Résistance. C’est dans cette propriété que de très nombreuses décisions ont été prises concernant l’action de la Résistance. M. Paul Motte (champsaurin) m’écrit très clairement « le siège de réflexion préparatoire de toute la Résistance était à St Léger (Château) où des intellectuels se réunissaient depuis 1935″. Effectivement ce groupe était constitué depuis 1935 pour réfléchir aux grandes questions politiques du moment. Arrêté par les Allemands, il a été déporté en Allemagne….. Marthe Arnaud a écrit 55 ans plus tard un livre remarquable que je découvre (Août 2014). Richard Duchamblo (prêtre et historien de la Résistance) en parle aussi longuement.  
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BALMENS Louis fusillé le 19/06/1944 ;
C’est en accompagnant René Mourenas à Ancelle pour retrouver le capitaine Daviron (chef des FFI), qu’ils furent arrêtés tous les deux par les Allemands au matin du 6 juin, près du hameau des Belons (commune de Gap), sous le col de Manse. Les Allemands saisirent ce que les deux hommes transportaient (cocardes tricolores, cartes d’identité, argent, etc.). Remis à la Felgendarmerie, ils furent conduits dans les locaux du Sipo-SD de Gap, villa Mayoli, torturés, puis emprisonnés à la caserne Desmichels.
Voici ses derniers moments :
Le lundi 19 juin 1944, entre 15h et 16h, l’officier Allemand Schmidt qui tient une liste à la main, vient faire l’appel  de ceux qui vont mourrir. Il est accompagné de soldats. Il crie « Poutrain, Humetz, Balmens, Mourenas, Meyer…… ». Les hommes sortent dans le couloir et sont menottés. Ils vont dehors, une camionnette arrive. En vitesse, la camionnette gagne les bords de luye. Une voiture de la Gestapo précède le sinistre convoi. Une dizaine de soldats sont à l’intérieur. Ils s’arrêtent à la ferme de M. Virgile Bernard. Pierre Poutrain passe près d’une femme terrorisée et lui dit « priez pour nous, c’est la fin »
Les soldats font  descendre les cinq hommes dans la prairie.
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gestapo
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Dans la ferme qui se trouve à côté, une femme apeurée, se lamente auprès de Mme Bernard   » Mon Dieu ils vont les tuer »…..une salve la rend muette de stupeur. La Gestapo et les soldats repartent aussi vite. Pendant une heure personne n’ose s’approcher. « Peut-être des soldats sont-ils restés là pour garder les cadavres. Peut-être seraient -ils capables de tirer à nouveau sur des curieux….. ».
La Préfecture est prévenue par la Gestapo vers 17 h que cinq individus (sic) qui avaient porté les armes contre les troupes allemandes venaient d’être fusillés au bord de la Luye et qu’il y avait lieu de faire enterrer les corps sur place. Aucun nom n’est communiqué. L’émotion du Préfet est grande « car c’était la première fois qu’un tel crime était commis dans son département et que du sang y était si lâchement versé » .
Personne ne connait ces hommes qui viennent d’être fusillés. Pierre Poutrain est l’un des premiers à être reconnu car il ressemblait beaucoup à son frère Louis, prêtre très connu dans le Champsaur.

BOISRAME Louis tué au combat le 20/08/1944 ( dernier jour de combat / libération de Gap) Louis est né à Anger en 1920 .En 1939 lorsque la guerre éclate il était en cours de formation pour être pilote dans l’aviation civile. Il est donc naturellement muté dans l’armée de l’air en 1939 à Angers. Mais à l’armistice il préfère combattre et rejoindre la résistance dans le réseau « Jeunesse et montagne » puis dans un 2eme temps les FFI de la région d’Ancelle. Un internaute me signale qu’il aurait été chef de la trentaine d’Ancelle. En 1944, il prend part à la libération de Gap, alors que les allemands sont encerclés. Touché mortellement pendant les combats, il décède très peu de temps après le 20 août 1944, dernier jour de présence allemande ! Avec Louis Boisrame, le même jour
(libération de Gap)une vieille dame a été tuée victime d’un bombardement ainsi  qu’un soldat allemand.
CARROFF Henri abattu à Grenoble le 11/08/1944
DURAND Emilien est mort pour la France le 20 mai 1940. Il n’est pas cité sur le mémorial de Laye pour 2 raisons à priori. D’une part il est du Valgaudemar (et non du Champsaur) plus précisément du village de Saint Jacques. D’autre part il est mort je pense pendant les combats (20 mai 40) de l’armée française à la frontière Belge. Il n’est donc pas mort comme Résistant mais comme soldat de l’armée française…
DUSSERRE TELMON Pierre mort en déportation en 1945

EYRAUD Marius mort le 21/08/1944

FAURE Paulain abattu le 17/07/1944 : son histoire est incroyable. Voulant aider une personne agée à aller à Gap, il se met au bord de la route au niveau du lieu-dit « Les Barraques » près de St Bonnet. Une voiture banale arrive, il fait signe. Il ne sait pas qu’il s’agit en fait de la Gestapo. Elle ramène un prisonnier vers Gap. Cette voiture est d’ailleurs attaquée à Laye, quelques kilomètres plus loin, par le maquis (voir histoire plus haut).
Sans chercher à comprendre la Gestapo lui tire dessus et le tue sans même s’arrêter.

GANGUET Joseph disparu le 24/08/1944
Heraud Paul:  il était responsable de toute la Résistance Champsaurine.
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Abattu par les Allemands alors qu’il tentait de s’enfuir le 9 Août 1944 près de Tallard. Il a été responsable de toute la Résistance dans le Champsaur et c’est lui qui a préparé et organisé la Libération de Gap. On ne retrouve pas son nom sur les monuments aux morts du Champsaur (cela m’a d’ailleurs surpris) car il était gapençais. Pour lire le bel article que Mémoire du Champsaur lui consacre cliquez ICI  .
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Humetz Paul fusillé le lundi 19 juin 1944, entre 15h et 16h, Schmidt qui tient une liste à la main, vient faire l’appel de ceux qui vont mourrir. Il est accompagné de soldats. Il crie « Poutrain, Humetz, Balmens, Mourenas, Meyer…… ». Les hommes sortent dans le couloir et sont menottés. Ils vont dehors, une camionnette arrive. En vitesse, la camionnette gagne les bords de luye. Une voiture de la Gestapo précède le sinistre convoi. Une dizaine de soldats sont à l’intérieur. Ils s’arrêtent à la ferme de M. Virgile Bernard. Pierre Poutrain passe près d’une femme terrorisée et lui dit « priez pour nous, c’est la fin » .Les soldats font descendre les cinq hommes dans la prairie.Dans la ferme qui se trouve à côté, une femme apeurée, se lamente auprès de Mme Bernard  » Mon Dieu ils vont les tuer »…..une salve la rend muette de stupeur. La Gestapo et les soldats repartent aussi vite. Pendant une heure personne n’ose s’approcher. « Peut-être des soldats sont-ils restés là pour garder les cadavres. Peut-être seraient -ils capables de tirer à nouveau sur des curieux….. ».La Préfecture est prévenue par la Gestapo vers 17 h que cinq individus (sic) qui avaient porté les armes contre les troupes allemandes venaient d’être fusillés au bord de la Luye et qu’il y avait lieu de faire enterrer les corps sur place. Aucun nom n’est communiqué. L’émotion du Préfet est grande « car c’était la première fois qu’un tel crime était commis dans son département et que du sang y était si lâchement versé » .Personne ne connait ces hommes qui viennent d’être fusillés. Pierre Poutrain est l’un des premiers à être reconnu car il ressemblait beaucoup à son frère Louis, prêtre très connu dans le Champsaur.
LANDRY François mort en déportation en Aout 1944

LAUZIER François mort en déportation le 19/08/1944 à Mauthausen. François fut arrêté le 13 novembre 1943 en même temps que le Père Poutrain, dans le village de Saint Jean à Prégentil ( voir plus haut la rafle de Prégentil ). Ces 2 hommes suivirent le même chemin de déportation et purent se soutenir mutuellement en particulier en priant ensemble. Il mourrut d’épuisement le 19 /08/1944 et n’aura donc pas pu voir la naissance de son 7em enfant. Le Père Poutrain, ira dès son retour de déportation voir Mme Lauzier pour lui raconter tout le chemin parcouru par son mari dans cette horrible déportation.

LEAUTIER MARCEL.  Ce jeune héros de la Résistance ne se trouve sur aucun monument aux morts du Champsaur car il était de Rambeau près de la Bâtie Neuve. Toutefois il faisait partie des maquisards du Champsaur, sous les ordres du colonel Daviron. Il a été affecté aux transports d’armes et a participé avec beaucoup de sang froid a de nombreuses destructions. Il a finalement été arrêté par la Gestapo (à priori au printemps 1944) et fusillé. Sa mère (6 enfants) en mourrut de chagrin quelques mois plus tard. 
MAGALLON Jean mort en déportation le 13/09/1944

MERMET André tué au combat le 11/10/1944
MANDON Pierre  de Saint Firmin (1922-1943). A priori faisait partie de la Trentaine Mourénas. Son nom n’est pas indiqué sur le monument aux morts de Laye (Résistants du Champsaur) mais sur celui de Saint Firmin. Des recherches sont en cours.
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 Monument aux morts de Saint Firmin en Valgaudemar
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.Monument morts valgaudemar
.Monument aux morts de la Chapelle en Valgaudemar
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MOURENAS René fusillé le 19/06/1944 à l’âge 24 ans
René Mourenas
Né le 4 juillet 1920 à Saint-Bonnet-en-Champsaur (Hautes-Alpes), exécuté le 19 juin 1944 à Gap (Hautes-Alpes), socialiste, agent de liaison AS/FFI.
Originaire de Saint-Bonnet-en-Champsaur (Hautes-Alpes), en 1941 il travaillait à Valence. Convoqué au STO, il se cacha à Saint-Firmin et s’installa comme artisan. Mais, ayant été rattrapé par une nouvelle convocation, il alla se réfugier chez Louis Balmens inspecteur des Eaux et Forêts . Balmens en fit son agent de liaison. Lorsque l’occasion de faire régulariser leur situation fut donnée aux réfractaires au STO, en octobre 1943, il utilisa cette possibilité et fut inscrit comme bûcheron des Eaux et Forêts. À nouveau convoqué au printemps 1944, il se fit ajourner, puis réformer.
Pendant ce temps, il effectua les missions clandestines qui lui étaient confiées : transport d’armes, aide à des réfugiés alsaciens, liaisons.
C’est en accompagnant Louis Balmens à Ancelle pour retrouver le capitaine Daviron (chef des FFI),  qu’il fut arrêté par les Allemands au matin du 6 juin, près du hameau des Belons (commune de Gap), sous le col de Manse. Les Allemands saisirent ce que les deux hommes transportaient (cocardes tricolores, cartes d’identité, argent, etc.). Remis à la Felgendarmerie, ils furent conduits dans les locaux du Sipo-SD de Gap, villa Mayoli, torturés, puis emprisonnés à la caserne Desmichels. Ils furent fusillés sans jugement le 19 juin, à Gap, à la Combe de la Gay, avec trois autres résistants, Paul Humetz, Alfred Meyer et Pierre Poutrain. René Mourenas fut inhumé avec Louis Balmens au cimetière de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Pierre Poutrain a été inhumé dans le cimetière de Saint Jean (au dessus de Pont du Fossé en 1946.
 
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« Aux héros résistants du Champsaur et Valgaudemard, à ceux qui dans ces montagnes refusèrent de se soumettre et qui vaillament livrèrent les combats pour permettre la libération de la terre Française -1942-1945″PANZINI Roger tué au combat de Laye le 17/07/1944.

 

Resistance Laye

 

 

 PARA Amédée tué au combat de Laye le 17/07/1944.

Il a donné son nom à une rue dans le centre ville de Gap. Il participait à ce combat de Laye avec d’autres jeunes issus du scoutisme et avait rendu de nombreux services à la résistance locale en photographiant par exemple les positions allemandes, en faisant sauter un voie de chemin de fer…..

Amédée Para
Sur cette photo , Amédée doit avoir 18 ans. Lors d’une commémoration un intervenant signalait : « Son sacrifice illumine d’une gloire impérissable les Scouts de France et son exemple rayonnera à jamais sur tous nos jeunes ».
Voilà comment les choses se passèrent : le 17 Juillet, au soir deux groupes de résistants risquaient d’être coupés durant le repli. Il proposa de tenter une liaison pour prévenir les camarades de la manoeuvre. « Ce sera ma B.A. de la journée » dit-il. Après avoir fait quelques mètres il fut immédiatement repéré et abattu.

Memorial Laye

 Cette stèle en bordure de la route Napoléon (près du vieux village de Laye) rappelle la mort d’Amédée Para au cours du combat de Laye. Sa mort est survenue près de la forêt indiquée par la flèche rouge. A remarquer la croix scout qui se trouve sur le monument. Chaque année cette stèle est très richement fleurie.

 

PARMENTIER Maurice tué au combat de Laye le 17/07/1944. Refusant de travailler pour les allemands, il s’était réfugié chez le père Poutrain en 1943. Dans son livre « la déportation au coeur d’une vie », le Père signalait que Maurice Parmentier s’était intégré aux alsaciens vivant à la cure et que ce groupe était extraordinaire « Cétait une belle jeunesse ! ils gagnèrent spontanément la sympathie de toute la population. Ensemble ils travaillaient , toujours prêts à rendre service, mais aussi à prendre des risques pour la résistance…. et le dimanche les repas étaient joyeux….. ».

PELLEGRIN Pierre abattu le 20/08/1944 (dernier jour de combat / libération du Champsaur ).

Pierre Pellegrin résistant

Le Pr Kahn (ancien Résistant) m’en signale les circonstances. Je le cite :  » Alors qu’il était en mission pour les maquisards, il s’est fait prendre, torturer, tuer, lors des combats du 20 Aout 1944. Un petit monument à sa mémoire se trouve aux quatres chemins, dans la grande courbe de la RN 85 avant le pont sur la Séveresse. Sa soeur, Céline Bouchet qui habite aujourd’hui La Motte, entretient la mémoire de son frère .. »
D’autres précisions m’ont été données par M. Paul Motte (champsaurin, 15 ans au moment de la Libération) :

 « Il a été pris alors qu’il portait un pli et qu’il était porteur d’une arme que lui avait cédé Emile Bertrand quelques heures auparavant . On peut penser que le fait d’être arrété  en possession d’un révolver a sûrement aggravé sa position.

      Le soir du 20 Août 44,  c’était la consternation dans le pays. On ne savait pas où était ce jeune homme. Plusieurs personnes dont Emile Bertrand de St Bonnet supposaient qu’il était arrivé un malheur vers la ferme dite des quatre chemins qui fut incendiée par les Allemands aprés deux attaques des résistants. A l’insistante demande du malheureux E Bertrand lui avait cédé son fusil : un Lebel et cinq cartouches. Pierre a vraisemblablement été abattu dans ce secteur et jeté dans la rivière. Son corps retenu par des branchages a été aperçu en amont du saut du loup, le 4 ou 5 Septembre suivant par une bergère employée à Ambel qui l’a alors signalé au maire du Motty. Monsieur PELLEGRIN père, mutilé de la guerre de quatorze, a prospecté 15 jours durant ce secteur mais sans résultat. Même dramatique pour la famille cette issue est préférable à la rumeur disant que le corps avait été jeté dans la ferme en feu ».

Une 3eme précision :   « Pierre tentait de se rendre à Grenoble avec un pli confidentiel des Maquisards. Son corps a été retrouvé criblé de balle, 15 jours plus tard au barrage du Motty. Bravant les menaces mortelles des nazis à l’âge de 18 ans, il ne devait pas survivre à sa dernière mission héroïque : le lendemain c’était la Libération ».

PELLISSIER Auguste (1925-1945). Mort à l’âge de 20 ans ! Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint Firmin. La date de sa mort est surprenante puisque Gap a été libéré le 20 Août 1944. Est-il mort en déportation ?  Des recherches sont en cours.
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Pellissier Saint Firmin
Monument aux morts de Saint Firmin 
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POUTRAIN Pierre fusillé le 19/06/1944 à l’age de 36 ans (nous relatons son histoire un peu plus haut ). Il était le frère du Père Poutrain qui a été au coeur de la Résistance à Prégentil.
Il avait rejoint son frère à la cure en 1943 et intégré le groupe des Alsaciens. Cet homme était d’une serviabilité et d’une qualité humaine peu communes. Le soir, alors que tout le monde était fatigué de la journée, il prenait son sac à dos et allait chercher à pied à plusieurs kilomètres ce dont le groupe avait besoin pour manger. Chargé comme une mûle il revenait au milieu de la nuit. Et souvent c’était lui qui réveillait au petit matin tout le monde alors qu’il avait très peu dormi .Voilà ce qu’en dit son frère Louis dans son livre: » Cet homme volontairement pauvre était un homme de prière ….. Il n’était jamais seul. Constamment en conversation avec Dieu : il puisait là le rayonnement de douceur et de bonté qui émanait de sa personne et aussi la candeur de son regard. Il y puisait cette constance dans le service d’autrui qui le rendait toujours disponible……. Chez ce frère plein de délicatesse, l’annonce de mon arrestation a fait un choc. Elle provoqua une blessure infiniment douloureuse. Je fus au coeur de ses pensées ».

Poutrain Pierre

Pierre Poutrain
Le 13 novembre 1943 il échappa à la rafle de Prégentil car il se trouvait 6 km plus haut dans la montagne , au grand dépit des allemands d’ailleurs qui le prenait pour responsable de la Résistance locale. Mais il fut capturé dans sa cabane et fusillé ( juin 1944 )avec cinq autres jeunes après avoir été torturé par la Gestapo à Gap (villa Mayoli ).
Ses amis du Champsaur, voulant perpétuer son souvenir après sa mort, ont apposé sur le pont de Corbières, là où Pierre Poutrain passait si souvent, une plaque qui porte son nom et la date de son décès avec en exergue une phrase : » Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Parole du Christ ) tant sa serviabilité était légendaire et sa foi très enracinée .
Son corps fut transferré le 22 Aout 1946 dans le cimetière tout proche de la cure de « Saint Jean » sur demande de son frère Louis Poutrain ( après son retour de déportation). Pour lire l’article complet sur Pierre Poutrain Cliquez ICI.
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 » A la mémoire de Pierre Poutrain »
PONTES Roger mort en déportation.
Il était Lorrain et avait refusé en 1942 d’intégrer l’armée allemande. En fuite vers les Alpes avec un jeune compagnon Marcel Kohl, on leur avait indiqué le Pesbytère du Père Louis Poutrain à Prégentil comme un lieu sûr. Le Père leurs fît bon accueil mais malheureusement quelques mois plus tard une raffle eut lieu avec déportation du grand nombre .Roger Pontès est mort en déportation. Son ami Marcel Kohl a pu revenir, s’est marié et a vécu à Sarreguemines.
 
Paul Marie Radius (Saint Cyrien) Il a été fusillé le 10/07/1944 à l’âge de 22 ans.
Paul Marie Radius
Son rôle dans la résistance fut très important dans le secteur de Champoléon. Initialement il était sous-lieutenant dans l’armée (sorti de l’école de St Cyr). Libéré en 1942 (fermeture des casernes ordonnée par les Allemands) il prend le Maquis au Méoullion (vallée de Champoléon) . Il était surnommé Collart. Il fut en contact direct avec le père Poutrain et pris en charge le groupe « cure-Prégentil  » pour former tous ces jeunes au combat. Très rapidement il devient responsable de tous les maquisards de la vallée. Il fera parti dans premier temps de l’ORA puis de l’AS.
Il fut arrêté le 20 Juin 1944, le lendemain de la mort tragique de Pierre Poutrain et fusillé le 10 juillet 1944. Au témoignage du Père Louis Poutrain c’était un homme remarquable. Un long article a été écrit sur lui qui m’a demandé de faire des recherches approfondies : pour le lire  cliquez ICI.

REYNAUD Pierre  mort le 06/09/1944

ROCHE Marcel mort le 16/07/1944

RONEZON Louis mort en déportation le 14/04/1945

ROUSSEL ( aucune précision sur le monument ) . Il s’agit à priori de Rouxel chef de la résistance à Champoléon , Saint Cyrien . Ami de Paul-Marie Radius dont il est question plus haut et de Pierre Poutrain , c’était un homme remarquable et de grande envergure . Il a disparu . On disait que ces trois hommes se ressemblaient et qu’ils s’entendaient très bien . Ils vivaient comme des vagabonds , passant d’un endroit à l’autre , mangeant lorsque c’était possible , disparaissant au grè des missions, dormant chaque soir en un endroit différent . Tout ce groupe fut trahi comme nous le disions plus haut par un faux séminariste qui a lui tout seul fit arrêter une centaine de personnes ! Rouxel a été tué à l’age de 23 ans !
Un internaute me donne des précisions ( mai 2008 ): « Il s’appelait Jean Bernard Rouxel et je confirme que c’était un homme hors du commun malgré ses 23 ans . Il est mort en déportation à Wilhemshaffen à l’âge de 23 ans le 16 mars 1945 . Quelques heures avant sa mort il affirmait  » je vais mourrir mais ma fierté est de ne pas avoir parlé sous la torture » .
Colonel Jacques Roux (1943-1944 ; tué au combat le 27 janvier 1944 au Belvédère en Italie). Né à Gap , chef de corps du 4eme régiment des Tirailleurs Tunisiens.

En 1944, pendant la campagne d’Italie, le 4e RTT est commandé par le colonel Jacques Roux puis par le colonel Guillebaud. Il constitue, avec les 3e et 7e régiments de tirailleurs algériens, l’infanterie de la 3e division d’infanterie algérienne commandée par le général de Monsabert au sein du corps expéditionnaire français.
Il combat dans la région de l’abbaye du Mont-Cassin, réussit à franchir la ligne Gustave et s’empare du Belvédère. Durant ces combats, qui durent du 25 janvier au 4 février 1944, le bilan est lourd : la moitié des effectifs du régiment et les trois quarts de ses cadres, dont le colonel Jacques Roux, sont tués ou blessés (207 morts, 75 disparus et 1 090 blessés). Selon le général Charles de Gaulle, lors de ces combats du Belvédère, « le 4e régiment de tirailleurs tunisiens accomplit un des faits d’armes les plus brillants de la guerre au prix de pertes énormes ». Une rue porte son nom à Saint Firmin et une autre à Gap.

.VALLON Henri tué au combat de Laye le 17/07/1944 ( voir le combat de Laye plus haut )

VINAY Paul mort en déportation en 08/1944

Chapelle des maquisards à Champoléon. Cette chapelle à été construite par les maquisards et leur aumonier après la guerre.
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monument aux morts
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-1 / Résistance dans le Champsaur de 1939 à 1944 :     Cliquez ICI.
-2 / L’action du Lieutenant Colonel Drouot l’Hermine à partir de juillet 1944 Cliquez ICI.
-3 / Le débarquement de Provence et la remontée des troupes alliées. Cliquez ICI  .
-4 / Champsaurins morts pour la France (noms et circonstances)   Cliquez ICI.
-5 / Paul Héraud : chef de la Résistance dans le Champsaur.  Cliquez ICI .
-6 / Pierre Poutrain  : un Résistant exceptionnel….fusillé le 19 juin 1944 : Cliquez ICI  .
-7/ Paul-Marie Radius : Saint-Cyrien, Grand Résistant…..fusillé le 10 juillet 44 Cliquez ICI .
-8 / Histoire d’une famille juive dans le Champsaur  cliquez ICI 
-9/ Léon Michel : ancien résistant passé à la Gestapo. Une histoire sidérante.  Cliquez ICI.
-10 / Ange Zanotti : résistant dans le Champsaur. Lettre de sa famille Cliquez ICI .
11/Aimé Roux : résistant dans Champsaur, mort en Indochine Cliquez ICI.

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